AVANTAGES ET AUTRES CARACTÉRISTIQUES

En quoi les REÉÉ sont-ils avantageux ?
  • Il n’est pas obligatoire de cotiser au REÉÉ pour bénéficier des 2 000 $ du Bon d’études canadien (BEC) si vos revenus vous y rendent admissibles. Par contre, il est important de bien vous informer des conditions du régime auquel vous souhaitez souscrire. Certains régimes exigent des cotisations régulières, ce qui élimine un des avantages du BEC (l’absence d’obligation de cotiser pour obtenir la subvention), alors que d’autres régimes ne permettent tout simplement pas d’obtenir le BEC.
  • Les subventions des gouvernements s’ajoutent à votre épargne. Le rendement sur ces subventions s’ajoute aussi au rendement sur vos cotisations.
  • Cotiser dans un REÉÉ peut aider à demeurer constant dans sa décision d’épargner.
  • Un REÉÉ représente un avantage fiscal : les intérêts générés par le capital investi s’accumulent à l’abri de l’impôt. Ils s’ajoutent, lors du retrait, au revenu imposable de l’étudiant (qui, dans la plupart des cas, a un revenu trop bas pour être imposé).
  • Quel que soit le montant épargné dans un REÉÉ, ces sommes ne seront pas considérées par l’aide financière aux études au Québec aux fins du calcul des prêts et bourses.
  • À long terme, un REÉÉ donne un accès plus grand aux études supérieures car il aidera à défrayer une partie des coûts qu’exige la poursuite de ces études.
  • Le capital investi peut être retiré en tout temps sans payer d’impôt.
  • L’argent investi n’est pas perdu si le bénéficiaire du régime n’effectue pas d’études postsecondaires, mais les intérêts accumulés pourront l’être si les cotisations ont été effectuées dans certains régimes collectifs.

CONSIDÉRATIONS IMPORTANTES

Y a-t-il des éléments à considérer avant d’ouvrir un REÉÉ ?
  1. Les REÉÉ sont des produits complexes. Il importe de bien s’informer avant d’ouvrir un REÉÉ et de bien comprendre les caractéristiques du produit dans lequel vous vous apprêtez à investir. Par exemple :
    • certaines institutions d’enseignement ne sont pas reconnues comme des établissements admissibles : la poursuite d’études dans ces établissements ne permet donc pas de profiter des paiements d’aide aux études (argent versé à l’étudiant au moment des études);
    • certains programmes d’études ne sont pas reconnus comme programmes d’études admissibles par certains fournisseurs : la poursuite d’études dans ces programmes ne permet donc pas de profiter des paiements d’aide aux études (argent versé à l’étudiant au moment des études);
  2. Le fait qu’un bénéficiaire n’entreprenne pas d’études admissibles peut entraînerdes conséquences fâcheuses. Par exemple :
    • certains types de régimes ne permettent pas de retirer les intérêts cumulés (plusieurs régimes collectifs conservent les intérêts accumulés sur les cotisations);
    • quand il est possible, le retrait des intérêts accumulés peut faire l’objet d’une pénalité sous forme d’impôt additionnel;
    • certaines subventions doivent être retournées au gouvernement si le bénéficiaire ne poursuit pas d’études postsecondaires. La SCÉÉ (subvention fédérale) peut, pour sa part, être transférée à un frère ou à une sœur sous certaines conditions. Informez-vous!
  3. Certains types de REÉÉ à cotisation obligatoire exigent un engagement à long terme. Si votre situation financière devenait précaire, un régime qui exige une cotisation régulière pourrait entraîner la nécessité de faire des choix douloureux : réduire dans les besoins essentiels (médicaments, épicerie...) pour cotiser afin d’éviter la fermeture du régime ou risquer de perdre les intérêts cumulés. Informez-vous bien auprès du fournisseur afin de vérifier les conséquences d’un arrêt temporaire des cotisations.
  4. Les sommes d’argent que vous placez dans un REÉÉ doivent être réservées exclusivement pour les études postsecondaires (frais de scolarité, livres, logement, etc.). L’argent placé dans un REÉÉ peut donc ne pas être accessible avant la fin du régime ou pour d’autres types de projets, si le besoin se présentait. Des pénalités peuvent en effet s’appliquer au moment du retrait de l’argent dans d’autres circonstances que pour défrayer les coûts d’études admissibles du bénéficiaire.